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RGPD et souveraineté : pourquoi héberger ses outils en Europe

Où sont stockées les données de vos outils SaaS, ce que dit le RGPD, et pourquoi un hébergement européen maîtrisé simplifie la conformité de votre PME.

2 min de lectureÉquipe OpenProgress
Gros plan sur un circuit électronique éclairé

Vos fichiers, vos échanges internes, vos contacts clients : une grande partie de la vie de l'entreprise passe par des outils en ligne. La question « où sont ces données, et qui peut y accéder ? » n'est plus réservée aux grands groupes.

Ce que dit le RGPD, en pratique

Le RGPD s'applique dès que vous traitez des données personnelles : clients, prospects, salariés, candidats. Il vous demande notamment de :

  • savoir où sont vos données et qui les traite pour vous ;
  • encadrer les transferts hors de l'Union européenne ;
  • sécuriser les accès et pouvoir supprimer une donnée sur demande.

Avec une dizaine d'outils SaaS, chacun avec ses sous-traitants et ses lieux d'hébergement, tenir ce registre à jour devient vite compliqué.

Le sujet des transferts hors d'Europe

Beaucoup d'outils populaires sont édités par des sociétés soumises à des lois étrangères qui peuvent permettre à des autorités d'accéder aux données, même hébergées en Europe. Le cadre juridique encadrant ces transferts a déjà été annulé deux fois par la justice européenne, et reste discuté. Pour une PME, c'est une incertitude dont elle se passerait bien.

Ce que change un hébergement européen maîtrisé

Quand vos outils open source tournent sur un serveur en Europe, chez un hébergeur européen :

  • vous savez exactement où sont les données ;
  • un seul prestataire à déclarer dans votre registre, au lieu d'une dizaine ;
  • les accès sont sous votre contrôle : comptes, droits, journalisation ;
  • la suppression est réelle, pas dépendante de la politique d'un éditeur.

Les bonnes pratiques à mettre en place

  1. Sauvegardes chiffrées et testées régulièrement.
  2. Mises à jour de sécurité appliquées rapidement.
  3. Authentification forte pour les comptes administrateurs.
  4. Comptes nominatifs et suppression des accès au départ d'un salarié.
  5. Journaux d'accès conservés pour pouvoir enquêter en cas d'incident.

C'est précisément le travail d'infogérance : sans lui, un outil auto-hébergé devient un risque au lieu d'un atout.

En résumé

Héberger ses outils en Europe, sur une infrastructure maîtrisée, simplifie la conformité et réduit la dépendance à des cadres juridiques fragiles. À condition que le serveur soit bien tenu.

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